mes soucis

06 novembre 2006

club

Je m'en veux un peu : je n'ai pas repris mon club cette année. Je n'en avais pas envie. Mais je culpabilise un peu. Ce club, j'ai peur de le regretter. Mais c'est un tel investissement, et j'ai un horaire pas facile et certaines classes difficiles. Il faut bien que je me ménage un peu. Et puis je n'ai pas beaucoup d'idées non plus actuellement (à part "l'enfance de la sorcière", l'autre jour). Ensuite, je ne suis pas sorti de l'affaire Morgane, j'en souffre encore. "Qu'on crève d'une absence ou qu'on crève un abcès, c'est le poison qui coule", disait Noir Désir. Enfin, je cite de mémoire. Un truc comme ça. Je ne sais pas quoi faire parfois contre ce chagrin violent qui me submerge. J'ai l'impression que l'an dernier, si j'avais repris le club, c'était pour pouvoir en envoyer les textes à Morgane, car je crois qu'elle aimait bien ça (ou du moins en avais-je l'impression ou l'illusion). Mais cette finalité a totalement disparu.

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30 octobre 2006

GALLAIS

J'ai eu la chance de côtoyer Pierre Gallais, le grand médiéviste. Il est décédé, hélas, depuis plusieurs années déjà.

Je l'ai eu comme enseignant à Poitiers, de1970 à 75.

Il nous racontait « Erec et Enide »,

la Joie

de

la Cour

, Yvain et son lion, le château de

la Merveille

, Lancelot montant dans la charrette d'infamie, les remords de Perceval, regrettant de s'être tu au château du Roi Pêcheur, au passage de l'étrange cérémonie. Et tant d'autres contes...

Il avait fait sa thèse sur le sénéchal Keu. Monsieur Gallais avait un nom placé sous le signe du minéral, et doublement (la pierre et le galet), mais il était doux, parfois chaleureux, bien qu'excessivement timide et boutonné jusqu'au menton.

Il connaissait Chrétien de Troyes sur le bout des doigts, les moindres nuances, les plus petites variantes. Il avait même relevé les erreurs des copistes. Je le revois, fasciné par les formalistes russes. Ses travaux, sur la typologie du conte, étaient remarquables. Il avait dû réfléchir longuement sur les spirales de l'hexagone logique. Je me souviens d'un lapsus que j'avais commis à ce sujet. Un jour, je lui avais parlé de… "l'hexagone magique"... Il avait dû croire que j'y voyais inconsciemment une sorte de pentacle, d'amulette...

Toutefois, il s'intéressait aussi au roman moderne. Il avait lu Joyce, y faisait référence, mais toujours avec légèreté...

J'aimais moins sa façon d'envisager les sources des œuvres occidentales. Tous ces vieux récits du XIIème siècle, il les croyait d’origine orientale plus que celtique… Hem, cela ne passait pas… Néanmoins, il n’abordait pas cet aspect de ses recherches dans ses cours. Il le réservait à ses publications. Son enseignement y gagnait. Ses ouvrages m’ont toujours semblé nettement moins convaincants que ses séminaires. Son « Tristan et Iseut » était bien trop aléatoire, avec ces origines persanes un peu fumeuses. La critique universitaire ne se priva pas de le descendre en flèche. On se gaussa. Il dut en souffrir, car il y avait mis le meilleur de lui-même, et il y croyait.

L'un de ses grands hommes, c'était Gilbert Durand, un philosophe de l'imaginaire, un émule de Bachelard. Pierre Gallais nous avait fait découvrir "Les structures anthropologiques de l'imaginaire", l'immense richesse de ce livre, une mine et un classique.

Il avait un ennemi en la personne de Georges Duby, l’historien, pour d’obscures raisons liées à des histoires de publication sans doute, de véto… Le CESCM a toujours été un panier de crabes (médiévistes…). Mais

la Sorbonne

!

Ses séminaires avaient lieu dans une petite pièce du CESCM de Poitiers, un lieu privilégié, anachronique, vraiment hors du temps. Nous avions l'impression d'être des sortes de chevaliers de la table ronde (sauf que la table était rectangulaire). L’image peut paraître ridicule, mais j’ai vraiment vécu ça. D'ailleurs lui-même regrettait cette époque, le début des années 70.

J'avais entrepris, sous sa direction, un mémoire sur le merveilleux dans les lais de Marie de France, fasciné que j'étais par tous ces étranges récits, à la fois doux et étranges, dans un dialecte ancien... L'histoire de ce loup-garou courtois mais vindicatif ; celle de cette biche blanche qui lançait une malédiction à un chevalier qui l’avait blessée à mort ; celle  de ce chevalier oiseau qui venait délivrer une mal mariée enfermée en haut d’une tour… Bisclavret, Guigemar, Yonec…J'avais mené à terme ce travail. J'avais essayé d'approfondir, mais le résultat en avait été superficiel. Il aurait fallu tout reprendre...

Il fut un des premiers à utiliser l’ordinateur : dès 1974 ( - 1974 - !), il se servait de ces gros instruments, aussi rares en fac que des scanners dans des hôpitaux de province, pour savoir si le fragment de Béroul était bien d’un seul et même auteur, et sa recherche lexicale avait été concluante. Je l’avais aidé dans ce travail, j’avais même traduit des dizaines de pages de l’auteur normand. Mais, malgré sa gentillesse, il n'était pas toujours commode. Il avait rejeté d’un geste ma tentative de traduction, la trouvant soit trop élégante, soit approximative, en tout cas pas comme il aurait fallu qu’elle fût... Il aurait peut-être dû m'inciter à la remanier. Mais comme beaucoup de chercheurs il était volontiers nombriliste, parfois égocentrique. Un peu orgueilleux. Les autres n’existaient pas… Il s'intéressait plus à ses propres recherches qu'à celles de ses étudiants. Jamais il ne m'a incité à faire un DEA. Il savait que les postes en fac étaient limités et "chasse gardée"... Il ne voulait peut-être pas créer de faux espoirs, mais il aurait pu épauler davantage ses étudiants. N'était-ce pas son rôle après tout ? Pourtant je ne lui en veux pas, ou pas trop. Peut-être avait-il trouvé que je n'avais pas les épaules assez larges ? Je m'étais engagé dans les terrains dangereux de l'esthétique et de la codification. Chacun sait que c'est la quadrature du cercle.

Lanval, Laustic, Erec, ces histoires m’enchantent toujours. Hélas, ce pauvre monsieur Gallais a disparu, et je le regrette bien.

A la fin de sa vie ses recherches m’avaient paru plus que hasardeuses. Il était persuadé que les Branches X et XI du Roman de Renart  étaient l’œuvre de Chrétien lui-même. Néanmoins, si c’était le cas, le Champenois aurait eu plus d’une corde à son arc… et même plusieurs arcs… A la fin, les problèmes de versification le passionnaient. Il m’avait lancé que Marie rimait pauvrement.  Il n’y avait que 15% de rimes riches dans les lais, pas plus. « C’est le score des écologistes aux européennes, 15 %... » lui avais-je lancé, et ça l’avait fait sourire, ce pauvre Monsieur Gallais.

J’aurais voulu visiter sa bibliothèque, voir les trésors qu’elle recélait. Hélas, elle a dû être dispersée. Cependant elle m’intriguait autant que celle de Georges Brassens, dont l’inventaire n’a même pas été fait…

Mais depuis les gens dont devenus bien plus froids.

La glaciation de Worms n’est peut-être pas terminée.

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28 octobre 2006

librairies anciennes


Aujourd'hui, je compte taper au propre mes notes sur Michel Delpech, mais rien ne presse, j'ai toutes les vacances pour le faire. J'ai pratiquement fini de corriger mes copies. Je bouquine beaucoup actuellement, mais surtout des documents sur les chanteurs. J'ai discuté un peu avec le type de la solderie dont j'ai parlé hier. vous verriez le travail de manutention que lui demande son commerce, tous les « rayons » qu'il doit sortir (avec son chariot) pour que les clients puissent accéder à la pièce située en face du magasin principal.

Il y a au moins six ou sept librairies d'ouvrages d'occasion à Poitiers, et très différentes les unes des autres. Rien que Grand rue, on en compte trois. On trouve la « Librairie de l'escalier », un local minuscule, tenu par un couple qui fait très baba cool. Une sorte de grenier qui aurait pu être une petite épicerie de quartier dans les années cinquante. Le type, on dirait un Lennon qui n'aurait pas rencontré son Chapman, un vieux libertaire, à barbe de prophète, comme le Moïse à la barbe fleurie de je ne sais quel sculpteur italien, ou John Lennon, période « bed-in » / « give peace a chance » à Amsterdam, avec l’horrible yoko conno, avec aussi une bouffarde de tabac gris, une horrible veste de velours qu'il porte au moins depuis trente ans. Deux chiens errent en permanence dans leur minuscule local, attendant qu’on les sorte. Ils viennent humer les rares clients qui s'y risquent. On y trouve pas mal de littérature étrangère, et même des correspondances d'écrivains et quelques rares études universitaires, des textes médiévaux, mais depuis quelques années j'y vais bien moins souvent, je ne sais pourquoi. Ils font même maison d'édition. Le type qui a publié trois bouquins sur Zappa et « La danse des solstices » sur Santana (vade retro, Santana…) chez Albin Michel, y  a même publié quelque chose. Mais je ne leur ai jamais filé un seul de mes SOMPTUEUX manuscrits. Ils auraient fait la fine bouche, j’en suis sûr (plus c’est petit, plus c’est mesquin). Si c'est pour se faire publier à dix exemplaires, ça ne vaut pas trop le coup.

La deuxième, c’est la librairie Brissaud, une librairie ancienne où l’on ne trouve que des ouvrages à des prix exorbitants, de vieilles reliures, des ouvrages régionaux rarissimes, des estampes du genre « le port de

La Rochelle

en 1830 », à deux cents euros. Ce sont des arnaqueurs de première. Ils hantent les salles de vente, flairent les vieux cuirs, les chagrins. Ils exploitent un vieil aquarelliste bossu, qui a un talent fou. Ils revendent sa production, en réalisant un bénef incroyable. Eux aussi furent libraires éditeurs au temps jadis, ont publié il y a une vingtaine d’années des ouvrages luxueux sur les châteaux de

la Vienne

, les coiffes régionales, les viaducs et autres conneries, les lupanars de Châtellerault, les boxons de Parthenay, les bouis-bouis de Bressuire, les armoiries et les Grands Ecrivains des Deux-Sèvres…. Le type avait dénoncé la gabegie de l’ancienne bibliothèque municipale : il avait fait les poubelles, y avait trouvé des ouvrages jetés à la voirie. Cela avait occasionné un beau scandale local. D’autant plus que sa femme à l’époque faisait de la politique, faisait partie de l’opposition au conseil municipal. Sûrement des amis de Raffarin.

La troisième est une boutique tenue par un type qui a longtemps fait les marchés et que son métier en plein air a aigri. Il tient le local de l’ancienne « Pergame », une librairie de neuf qu n’existe plus car l’ancienne propriétaire est décédée. C’était une intellectuelle antipathique au possible, avec une bouche amère, une dentition chevaline, des cheveux longs, gras et noirs. Elle m’impressionnait beaucoup, car, quand elle était jeune, elle y vendait à la fois des ouvrages de philosophie marxiste, de psychanalyse, des poètes surréalistes, des livres d’art « chicos ». Je n’ai compris que très récemment pourquoi elle avait appelé ainsi sa boutique (que j’ai longtemps connue au bout de la rue carnot). L’ancienne Pergame avait une bibliothèque de près de 400 000 ouvrages, enfin des rouleaux de papyrus, j’imagine. Alexandrie (Alexandra) n’en avait pas le monopole. « Mais les bijoux perdus de l’antique Palmyre » …

La quatrième solderie ne présente aucun intérêt car la grosse bonne femme qui la tient ne connaît rien à rien. Ah si, elle a entendu parler de Chandler… cela s’appelle « La bouquinerie ». Elle a  des milliers de titres inintéressants. De temps en temps, un Pierre Benoit en livre de poche.

La cinquième, c’est Gibert, de plus en plus spécialisée dans l’occasion, sur trois étages.

La sixième, au bout de la rue Magenta, contient de belles choses, mais les horaires d’ouverture sont dissuasifs. Je crois que le vendeur n’ouvre que vers les 15 heures trente. J’y revendrai peut-être un jour ma collection d’Hara Kiri mensuel.

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27 octobre 2006

moto

Hier je suis ressorti vers les 18 heures pour me trouver de l’huile de moteur. La circulation était trop dense. C’était pénible. J’ai aperçu des gens s’entraîner dans un club de gym, aménagé au-dessus du magasin de motos où j’étais allé faire mes achats. J’ai l’impression que les gens qui s’inscrivent à ces clubs y vont surtout pour draguer. Chez Lacroix, le concessionnaire moto, il y avait d’énormes engins orange, des 400 cm3. Je ne me verrais pas chevaucher ce genre d’engin. Trop impressionnant.

De retour, j’en ai profité pour rechercher mes chaussures d’hiver au fond du garage. On va passer samedi à l’heure d’hiver. Cet été indien un peu malsain ne va pas durer indéfiniment. J’ai repêché une paire d’après-ski à 15 euros, que j’ai mis pratiquement tous les jours l’hiver dernier, et ma vieille paire de boots Méphisto du plus bel effet (un cuir noir avec un beau grain), encore bonne. Je l’avais payée cher il y a quelques années.

J’ai sorti de la médiathèque un album d’Higelin de 1988, « Tombé du ciel », mais il nettement moins bon, moins inspiré que celui que j’ai reçu vendredi dernier.

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écharpe

Pas de chance, j’ai perdu ma belle écharpe Méphisto, que j’avais depuis des années, qui était un peu usée (on en voyait même la trame), mais qui me tenait bien chaud l’hiver. Il faisait tellement chaud (chaleur inhabituelle depuis quelques jours) que je l’avais passée sur mon bras avec mon k-way, et je l’ai fait tomber par inadvertance. J’ai mangé du chocolat (Cadbury, of course), j’en avais besoin…

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Michel Delpech

Je me suis trouvé pour cinq euros l'autobiographie de Michel Delpech. Cela tombe bien puisque je compte reprendre mes notes. Ouvrage d'occasion, chez un bouquiniste sympa, qui possède deux magasins, dans une galerie marchande désertée, boulevard du Grand Cerf, entre la gare et

la Porte

de Paris. Mais, comme un con, en route, j'ai perdu ma belle écharpe. Elle était usée, cependant j'y tenais. Elle était bien chaude, me protégeait des autans. C'était mon écharpe de "poète". J'ai déjà perdu ma Muse... V'là que je perds mon écharpe... Heureusement qu'il me reste ma tour d'ivoire, mes livres, mon portable, mes baskets et ma sono.

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Heidegger


Heidegger avait une tête inquiétante. Il appréciait l'autorité, un pouvoir fort, sans se préoccuper des excès de ce pouvoir. On a beau être le plus grand philosophe du monde, si on délègue, si on fait confiance à l'autorité en place, les yeux fermés, en niant tout sens critique, on sombre dans la naïveté ou dans le cynisme intégral. Je crois que c'était son problème, mais je ne l'ai jamais lu (pas osé).

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25 octobre 2006

leucémie

j'ai vu les parents d'élèves. Des fois, ce n'est pas facile. Cette mère, angoissée, qui me disait que son fils (le petit frère d'une élève de troisième) était atteint d'une leucémie... Telle autre dont le fils que j'ai eu comme élève il y a quelques années vient de se faire opérer d'un kyste au cervelet...

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07 octobre 2006

le jeu de la damnation

Le jeu de la damnation, de Clive Barker (traduction, 1988).

C’est l’histoire d’un bagnard, Marty Strauss, un voleur et un joueur. L’administration pénitentiaire lui propose un marché : sa liberté conditionnelle s’il devient le garde du corps de M. Whitehead, un milliardaire qui vit en reclus.

Il s’agit d’un vieil homme condescendant, méprisant et peureux. Il se cache dans une immense propriété, avec ses gens, ses hommes de confiance, sa fille junkie.

Whitehead a peur d’un homme qu’il a connu jadis dans le ghetto de Varsovie. Il a contracté une dette de jeu. Mais on a l’impression qu’il a vendu son âme au diable. Ce démon est un certain Marmounian. Celui-ci finit par le retrouver. Il possède des pouvoirs extraordinaires, peut s’immiscer dans les esprits, donner des visions, des hallucinations, des cauchemars, ressusciter des morts, bêtes et hommes (toute une meute de chiens).

On croit pendant plus de 350 pages qu’il s’agit du diable. Or pas du tout, ce n’est qu’un homme. Un ancien sergent des guerres de Napoléon. Un moine lui a sauvé la vie vers 1810. Ce religieux avait étudié des textes très anciens, venus des Grecs. Ces formules lui avaient procuré des pouvoirs surnaturels. Marmounian en a hérité. Il est âgé d’environ 170 ans… L’une de ses victimes, le mangeur de rasoirs, finira par le retrouver, le taillera en pièces.

C’est un ouvrage vraiment cauchemardesque, que j’ai eu du mal à finir, et dont la lecture a traîné durant trois mois, en alternance avec d’autres livres. La traduction en est plutôt laborieuse.

Je garde un bien meilleur souvenir de Coldheart Canyon, du même auteur, récit lu l’an passé, sur une quatrième dimension, située dans le sous-sol d’une luxueuse villa de L.A., ayant appartenu à une star du cinéma muet.

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04 octobre 2006

Inexorable

Décidément, je m'engueule avec tout le monde ces temps-ci. Avec DH cet après-midi, on s'est envoyé des mails cinglants et je crois bien que l'on ne s'écrira plus.

Hier, ce fut avec la femme du directeur que j'ai eu des mots, mais elle essayait de me marcher sur les pieds.

Et surtout ML a rompu le 13  septembre dernier, puis par mail le 17, et je ne m'en suis pas remis. Elle est inexorable, elle ne m'écrira plus et ça me rend toujours malheureux comme la pierre. J'avais trop investi dans cette relation épistolaire. Elle dit que l'on n'est pas sur la même longueur d'ondes. Mais, dans ces conditions, pourquoi m'a-t-elle écrit si longtemps ? Je n'y comprends rien. Je me dis que le temps est un grand maître, qu'il permet l'oubli, et chaque jour qui passe je me dis : j'aurai moins mal demain. Cela ne fait que six jours que je ne lui écris plus. Je lui ai peut-être envoyé huit mails depuis le 17, elle n'a répondu à aucun. Je lui ai fait passer un bouquin par l'intermédiaire d'un de ses voisins. Elle ne m'a même pas remercié.

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