07 octobre 2006

le jeu de la damnation

Le jeu de la damnation, de Clive Barker (traduction, 1988).

C’est l’histoire d’un bagnard, Marty Strauss, un voleur et un joueur. L’administration pénitentiaire lui propose un marché : sa liberté conditionnelle s’il devient le garde du corps de M. Whitehead, un milliardaire qui vit en reclus.

Il s’agit d’un vieil homme condescendant, méprisant et peureux. Il se cache dans une immense propriété, avec ses gens, ses hommes de confiance, sa fille junkie.

Whitehead a peur d’un homme qu’il a connu jadis dans le ghetto de Varsovie. Il a contracté une dette de jeu. Mais on a l’impression qu’il a vendu son âme au diable. Ce démon est un certain Marmounian. Celui-ci finit par le retrouver. Il possède des pouvoirs extraordinaires, peut s’immiscer dans les esprits, donner des visions, des hallucinations, des cauchemars, ressusciter des morts, bêtes et hommes (toute une meute de chiens).

On croit pendant plus de 350 pages qu’il s’agit du diable. Or pas du tout, ce n’est qu’un homme. Un ancien sergent des guerres de Napoléon. Un moine lui a sauvé la vie vers 1810. Ce religieux avait étudié des textes très anciens, venus des Grecs. Ces formules lui avaient procuré des pouvoirs surnaturels. Marmounian en a hérité. Il est âgé d’environ 170 ans… L’une de ses victimes, le mangeur de rasoirs, finira par le retrouver, le taillera en pièces.

C’est un ouvrage vraiment cauchemardesque, que j’ai eu du mal à finir, et dont la lecture a traîné durant trois mois, en alternance avec d’autres livres. La traduction en est plutôt laborieuse.

Je garde un bien meilleur souvenir de Coldheart Canyon, du même auteur, récit lu l’an passé, sur une quatrième dimension, située dans le sous-sol d’une luxueuse villa de L.A., ayant appartenu à une star du cinéma muet.

Posté par walpur à 12:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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